Les allergènes vont (enfin) être indiqués sur les emballages

Dès le 1er juillet 2015, la présence de substances allergènes dans les denrées alimentaires devra être indiquée sur les emballages ou aux professionnels les utilisant.

 

Cette "nouvelle disposition" issue d'un texte européen vise à permettre aux consommateurs allergiques d'être informés du risque qu'ils peuvent courir. © Raphye Alexius / Image Source / AFP
Cette « nouvelle disposition » issue d’un texte européen vise à permettre aux consommateurs allergiques d’être informés du risque qu’ils peuvent courir. © Raphye Alexius / Image Source / AFP

 

La présence de quelque 14 allergènes, substances provoquant des allergies ou intolérances, devra être « indiquée sur l’étiquetage » de denrées préemballées ou précisée « obligatoirement par écrit » pour les denrées non préemballées, notamment « servies par les cantines, restaurants, traiteurs, rayons à la coupe des hypermarchés et supermarchés », a annoncé mardi 21 avril 2015 dans un communiqué le secrétariat d’Etat au Commerce et à la Consommation.

Informés du risque…

Cette « nouvelle disposition » issue d’un texte européen, et publiée dimanche au Journal Officiel, entrera en vigueur le 1er juillet et « vise à permettre aux consommateurs allergiques d’être informés du risque qu’ils peuvent courir« , explique Carole Delga, la secrétaire d’Etat en charge du dossier, dans le communiqué. Ainsi, ils seront en mesure de « choisir, en connaissance de cause, les aliments qui leur conviennent et, le cas échéant, écarter ceux qui ne correspondent pas à leur régime alimentaire« , ajoute-t-elle.

Pour que le consommateur n’ait aucun doute sur le produit concerné

Concernant les aliments non préemballés, le communiqué précise que « l’Etat français a choisi de laisser le libre choix aux opérateurs d’utiliser le système qui leur convient le mieux et leur permet (…) de remplir cette obligation« . Pour des produits en vue d’une consommation immédiate, l’information doit être signalée « à proximité immédiate de l’aliment« , sur les vitrines de magasins par exemple, afin « que le consommateur n’ait aucun doute sur le produit concerné« . Enfin, pour les aliments utilisés dans la restauration collective, « les professionnels devront tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés« . Il devra également pouvoir « être facilement accessible pour le consommateur » en cas de demande.

 

Publié le 22/04/2015

Par Sciences et Avenir

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